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CNC | L’Inconnu de la Grande Arche, c’est un film sur ce qu’est l’acte de création

A l'occasion de la sortie du film L'Inconnu de la Grande Arche, Stéphane Demoustier revient sur la transformation d'une œuvre littéraire en matière cinématographique pour le site du CNC.

Presse
November 14, 2025

Dans cet entretien publié par le CNC, Stéphane Demoustier revient sur les défis de post-production image auxquels il a été confronté pour fabriquer L’Inconnu de la Grande Arche.

Il explique notamment comment la collaboration avec Lise Fischer, Superviseuse VFX chez MPC Paris, a permis de trouver une approche à la fois réaliste et économiquement viable pour représenter le chantier monumental de la Grande Arche. Plutôt que de recréer numériquement l’intégralité du site ou de tenter de reconstruire des pans entiers du décor, ce qui aurait été à la fois trop coûteux et éloigné de l’esprit du film, l’équipe a imaginé une méthode hybride consistant à partir de photographies d’époque de très bonne qualité, puis à intégrer les acteurs dans ces images avant d’animer ce qui devait l’être pour donner l’impression d’un plan vivant. Cette solution a offert au film une assise réelle tout en respectant l’échelle du chantier et le souci de véracité recherché par le réalisateur. Les plans rapprochés ont ensuite été complétés en VFX au-dessus des espaces construits en décor, grâce à un travail de préparation précis et story-boardé. Demoustier souligne à quel point la sensibilité artistique de Lise Fischer a été déterminante pour que les effets visuels s’intègrent naturellement dans la mise en scène et servent le récit sans en prendre le dessus.

L’article complet revient en détail sur ces choix de fabrication et sur la manière dont les VFX ont participé à construire l’univers du film. Il est à retrouver dans son intégralité sur le site du CNC.

“Je montrais régulièrement des photographies d’époque à Lise Fischer, en charge des effets spéciaux numériques. Nous disposions de beaucoup de photos, c’est un chantier qui a été extrêmement documenté, car il était de renommée internationale et que Bouygues l’a beaucoup médiatisé. Elle a fini par me dire : « Si nous décidons que cette image est un plan du film, alors nous pouvons mettre les acteurs dans cette photo, parce que ce sont des photos de bonne qualité, et j’animerai ensuite ce qu’il faut animer pour que ça devienne une image mobile. » Et c’est ce que nous avons fait ! C’était génial, parce que cela donnait une assise réelle à nos plans larges du chantier, cela les ancrait vraiment dans l’espace qui était le leur. Il y avait un sentiment de véracité, de rencontre entre réalité et fiction. Cela devenait économiquement possible. Pour les plans rapprochés, nous avons uniquement construit derrière les protagonistes ce qu’il y avait à construire, puis complété en VFX ce qu’il y avait au-dessus de leurs têtes. Je n’avais jamais fait de story-boards mais j’ai compris que c’était indispensable pour ce genre de films avec des effets spéciaux : pour les scènes concernées, nous avons story-boardé de manière rigoureuse, afin de définir ce que nous allions faire avec la déco ou avec les VFX, pour compléter une image existante. Nous avions chiffré chaque dessin du story-board et nous avons fait en sorte que cela rentre dans notre enveloppe. Au début, cela m’effrayait un peu de me dire que j’allais réaliser un film avec beaucoup de VFX. Ce n’était pas quelque chose qui m’attirait tellement et je craignais de devenir otage de la technique. Mais en réalité, Lise Fischer est une artiste. Finalement, il n’y a que quelques plans larges dans le film mais ils apportent beaucoup. Nous avons fait la même chose à la Pyramide de Pei, au Louvre, en partant d’une photo existante”. – Stéphane Demoustier

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